Eloge der Anfänglichkeit
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01/2008Abstract
Cet article traite la question du rapport entre les différentes langues dans le plurilinguisme. D’une part, il soutient la thèse selon laquelle pensée et langue sont intimément liées, mais, d’autre part, il s’oppose à la théorie d’un relativisme absolu qui prétend que chaque langue possède sa manière à elle de penser. A l’aide d’une poésie de Mallarmé, il montre à quel point la littérature est capable d’ouvrir les registres trop restreints d’une langue dite de communication, et à quel point une ambiguïté irréductible qui lui est inhérente peut nous amener à considérer les langues dans un état de naissance continuelle qui les met en rapport avec d’autres langues. En évoquant “Le monologisme de l’autre” de Derrida, il aborde pour finir les questions délicates de l’identité linguistique et culturelle ainsi que celle de l’unité d’une langue. Il constate une impossibilité de parler de “sa propre” langue, celle-ci étant déjà plurilingue, un mélange d’autres dialectes et langues. Le monolinguisme est toujours celui de l’autre, d’une nation, d’un empire, etc. qui veulent réduire les langues à l’Un, à l’hégémonie de l’homogène.
