La relation entre la langue maternelle (L1) et les langues secondes (L2)
DOI :
https://doi.org/10.55393/babylonia.v2i.599Mots-clés :
2/1995Résumé
[Résumé généré par Poe]
Ce numéro de "Babylonia" examine la relation entre la langue maternelle (L1) et les langues secondes (L2) dans les contextes éducatifs. Il présente des contributions d'auteurs variés, y compris des enseignants et des linguistes, qui discutent de l'importance d'intégrer la L1 dans l'enseignement de la L2.
L'éditorial souligne la nécessité de repenser la relation L1-L2 à la lumière de la réalité multilingue de la Suisse. Il plaide pour une approche plus holistique de l'éducation linguistique qui prenne en compte les interconnexions entre les deux langues.
Des contributeurs comme Gianni Ghisla mettent en avant la nécessité d'un environnement d'enseignement collaboratif où L1 et L2 peuvent se renforcer mutuellement. Les interviews avec des enseignants révèlent un manque général d'intégration entre l'enseignement de L1 et de L2, malgré un potentiel de synergie.
Le numéro présente également des recherches de François Grin sur la valeur économique des compétences linguistiques, indiquant que le multilinguisme est bénéfique tant pour les individus que pour la société. Les résultats de Grin suggèrent une corrélation positive entre la maîtrise des langues et le revenu, soulignant l'importance de soutenir la diversité linguistique dans l'éducation.
Dans l'ensemble, le numéro plaide pour un modèle d'éducation linguistique complet qui intègre L1 et L2, promeut la sensibilisation culturelle et reconnaît les avantages pratiques et cognitifs du multilinguisme dans les écoles.
