L’enseignement de la prononciation en langues étrangères
DOI :
https://doi.org/10.55393/babylonia.v2i.682Mots-clés :
PDF, 2/2011Résumé
[Résumé généré par ChatGPT]
Vue d’ensemble :
Ce numéro de Babylonia est entièrement consacré à l’enseignement de la prononciation dans les langues étrangères. Malgré son importance pour la communication orale, ce domaine est souvent marginalisé. À l’occasion des 20 ans de la revue, cette édition entend remettre la phonétique et l'entraînement à la prononciation au cœur de la réflexion didactique.
Contributions clés :
L’éditorial constate un paradoxe : alors que l’enseignement des langues met désormais l’accent sur la communication orale, l’attention portée à la prononciation a diminué. Or, une prononciation claire et intelligible est essentielle à la compréhension mutuelle.
L’introduction met en lumière plusieurs lacunes : peu de formation pour les enseignants, peu de matériel adapté aux profils variés des apprenants, et manque de critères d’évaluation pertinents. Krause et Hirschfeld offrent une base théorique en insistant sur les liens entre phonétique, grammaire et compétence communicative. Smuha propose d’intégrer la prononciation dès les premières leçons et dans toutes les activités (lexique, grammaire, littérature).
Chudoba critique les descripteurs trop généraux du CECR et propose une échelle spécifique à l’évaluation de la prononciation. Kara partage son expérience dans l’enseignement secondaire finlandais avec des outils adaptés à la lecture à voix haute.
Côté pratique :
- Moraz travaille avec des jeux de rôle à partir de scènes de films.
- Tomé exploite les nouvelles technologies et la télécollaboration.
- Blanc étudie les erreurs typiques des apprenants du FLE.
- Niebisch et Hunold évaluent la prise en compte de la prononciation dans les manuels DaF.
Marks et Dobrenov-Major interrogent les normes dans l’enseignement de l’anglais : faut-il viser une prononciation "native" ou simplement compréhensible ? Reinke analyse l’impact des accents sur la perception des locuteurs, et Neuber plaide pour une meilleure formation des enseignants.
Conclusion :
Ce numéro veut redonner à la prononciation une place centrale dans l’enseignement des langues. Il offre des réflexions théoriques et des outils pratiques, et appelle à une prise de conscience collective. Il est temps que « Cendrillon » participe enfin au bal : la phonétique mérite toute l’attention des enseignants de langues.
