Discrimination linguistique des enfants parlant une langue d'héritage

Pourquoi cela se produit-il et comment les parents peuvent-ils y remédier ?

Auteurs

  • Ruth Kircher European Centre for Minority Issues (ECMI)

DOI :

https://doi.org/10.55393/babylonia.v3i.431

Mots-clés :

minority languages, heritage languages, multilingual development, language attitudes, linguistic discrimination

Résumé

Entre septembre et décembre 2023, Babylonia a recueilli des questions de parents concernant le développement linguistique de leurs enfants. Cet article vise à répondre aux questions suivantes :

Nous sommes en 2024 : pourquoi notre société discrimine-t-elle encore aussi fortement certaines langues et dialectes ? Un enfant parlant tigrigna reçoit peu d'appréciation de la part des institutions éducatives par rapport à un enfant parlant anglais. Que faisons-nous encore de travers ? Qui est le plus responsable de cette inégalité ? Comment ces asymétries pourraient-elles être réduites le plus rapidement possible ? Pourquoi les décideurs ne s'intéressent-ils pas à ce changement ?

On dit toujours qu'il faut cultiver les langues maternelles/premières des enfants. Cependant, notre langue familiale n'est pas la bienvenue à l'école en tant que partie du programme régulier, c'est-à-dire qu'elle n'est pas promue – n'est-ce pas une discrimination institutionnelle ? Pourquoi cela n'est-il pas (encore) discuté en Suisse ? Le linguicisme n'est-il pas un problème ?

[résumé généré par Claude-3-Haiku-200k  - nous référons le lecteur à l'article en anglais ou en allemand sous format PDF pour une réponse complète]

Cet article aborde la discrimination linguistique envers les enfants issus de familles parlant une langue d'héritage, et les actions que les parents peuvent entreprendre pour y faire face.

La discrimination linguistique envers certaines langues et dialectes persiste dans notre société, malgré les discours prônant la valorisation des langues maternelles des enfants. Les langues d'héritage, qu'elles soient autochtones ou issues de l'immigration, font souvent l'objet de stéréotypes négatifs et sont peu valorisées, notamment dans le système éducatif.

Cette discrimination a pour origine les attitudes linguistiques, c'est-à-dire les croyances que les gens développent sur les langues et leurs locuteurs. Ces attitudes sont acquises tôt dans la vie et associent certaines langues à des groupes sociaux de faible statut. Cela conduit à la stigmatisation et la marginalisation des enfants utilisant ces langues d'héritage.

Les conséquences peuvent être graves, poussant parfois les parents à réduire l'exposition de leurs enfants à la langue d'héritage, nuisant ainsi à son développement.

Pour soutenir le bilinguisme de leurs enfants, les parents peuvent d'abord créer un environnement familial où la langue d'héritage est valorisée et utilisée régulièrement. Ils peuvent également sensibiliser leurs enfants à l'importance de cette langue et de leur identité culturelle.

Au niveau institutionnel, des politiques publiques promouvant le soutien aux langues d'héritage seraient bénéfiques, mais leur mise en place nécessite une mobilisation des parents. Ceux-ci peuvent s'organiser collectivement pour faire entendre leurs revendications auprès des décideurs politiques.

En s'attaquant aux attitudes linguistiques négatives et en obtenant un meilleur soutien institutionnel, il sera possible de réduire les discriminations subies par les enfants issus de familles parlant une langue d'héritage.

Publiée

2024-12-12

Comment citer

Kircher, R. (2024). Discrimination linguistique des enfants parlant une langue d’héritage: Pourquoi cela se produit-il et comment les parents peuvent-ils y remédier ?. Babylonia Journal of Language Education, 3, 42–45. https://doi.org/10.55393/babylonia.v3i.431